1907 : Naissance à Tiflis, Géorgie

 

1921 : L’Armée Rouge envahie le pays

 

1923 : La famille Pagava s’exile en France et s’installe à Montrouge

 

1932 : Intègre l’Académie Ranson

 

1940 : Obtient un diplôme d’infirmière et porte assistance aux blessés de guerre

 

1944 : Première exposition à la Galerie Jeanne Bucher

 

1966 : Représente la France à la 33ème Biennale de Venise

 

1968 : Première exposition rétrospective de son œuvre au château de Ratilly

 

1972 : Première exposition à la Galerie Darial

 

1979 : Décès du peintre Vano Enoukidzé, son compagnon de vie

 

1982-83: Première rétrospective itinérante de son oeuvre dans les Musées de Dijon, Beauvais, Reims, Troyes et Montrouge.

 

1988 : Vera Pagava décède le 27 mars

« La peinture nous reflète, c'est un miroir miraculeux dans lequel le monde extérieur voit notre monde intérieur, le talent est le moyen de communication entre nous et la vie, les hommes, le ciel et la terre.»

 

Vera Pagava, extrait d’une lettre à Roger Hilton, Montrouge, le 15 avril 1936

 


        Vera Pagava est née en 1907 à Tiflis, en Géorgie. En 1923, elle a 16 ans lorsque sa famille choisit l’exil en France. Très vite, au contact de la communauté artistique géorgienne présente à Paris, Vera commence l’étude de la peinture, d’abord dans l’atelier d’André Lhôte et à l’Ecole Art et Publicité. Suite à sa rencontre avec Nicolas Wacker, Vera Pagava entre à l’Académie Ranson, au sein de l’atelier de Roger Bissière, où elle rencontrera ceux qui deviendront ses amis les plus fidèles ; parmi eux, Jean Bertholle, Viera Da Silva, Arpad Szenes, Etienne Martin, Roger Hilton, Jean Le Moal, et Guidette Carbonell. 

  

En 1944, Jeanne Bucher lui offre de partager ses cimaises avec Dora Maar pour une première exposition dans sa galerie, un premier succès. Par la suite, les expositions se succèdent, à la Galerie Jeanne Bucher, mais aussi au sein de nombreux salons, en France et à l’étranger. À partir de 1972, Vera Pagava est représentée par la Galerie Darial, où elle aime associer son travail à celui de ses amis et à celui de jeunes artistes.

 

Figurative à ses débuts et inscrite dans l’orbite de la Seconde École de Paris, sa peinture évolue et prend un chemin plus personnel et exigeant qui l’amène à l’abstraction «vécue comme une nécessité» dit-elle, et «comme la recherche absolue de la transposition picturale de la lumière».

 

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Vera Pagava et Vano Enoukidze, dans les années 1930